Historique du projet

Depuis plus de cinq ans, le Comité de développement économique et touristique de Colombier, en collaboration avec la Municipalité de Colombier, voulait développer la culture des petits fruits sur son territoire. Plusieurs citoyens se sont intéressés au projet et ont voulu démarrer une entreprise d’économie sociale ou une coopérative. Après quelques rencontres avec ces personnes, les intervenants municipaux ont vu qu’ils ne mettaient pas les efforts nécessaires à l’avancement du projet et c’est pour cette raison qu’ils ont repris le dossier en main.

Toutefois, le fait de trouver un lot à exploiter compliquait l’avancement du projet. Ceux qui étaient assez près du village et intéressants pour la culture de petits fruits n’étaient pas à vendre ni à louer. Les propriétaires ne voulaient pas prendre part à cette démarche municipale. Le projet faisait toujours partie du plan d’action local année après année puisqu’il était une priorité pour la municipalité.

À l’automne 2014, l’idée de s’inspirer du concept d’agriculture urbaine qui fonctionne bien dans les grands centres a fait surface. Les terrains municipaux trop petits pour construire une propriété, qui sont laissés à l’abandon, serviront donc à mettre en œuvre un projet de culture maraîchère et de petits fruits. C’est ce qu’on désigne comme un concept d’agriculture de proximité.

 

Description du projet

 La culture des parcelles non constructibles de la municipalité de Colombier est un projet d’avenir pour le Comité de développement économique et touristique.

En plus d’améliorer l’aspect visuel et l’environnement du milieu, ce projet sera créateur d’emplois. En effet, plus la culture prendra de l’ampleur, plus le nombre d’employés augmentera. Certaines personnes pourront obtenir un travail grâce aux programmes d’Emploi-Québec, ce qui permettra à la municipalité de faire de la réinsertion sociale.

Concevoir un tel projet permettra de créer une image de marque pour le village. Ce type de culture pourra inspirer d’autres municipalités et le projet pourra être exporté partout au Québec. Ainsi, le sentiment d’appartenance des citoyens pourra être renforcé et de nouvelles familles pourront venir s’établir à Colombier en raison des nouveaux emplois et du dynamisme du milieu. Les jeunes seront plus intéressés à demeurer dans leur municipalité. C’est également une bonne façon de rassembler les résidents autour d’un même projet.

La culture des parcelles de la municipalité est un projet d’avenir qui laisse place à de nombreux avancements : marché public ambulant, distribution web ou dans les restaurants régionaux, production de produits exclusifs ou spécifiques, etc. Le CDETC démontrera qu’il poursuit sa mission qui est de favoriser le développement économique local.

Ce projet se préoccupera de l’environnement puisque des équipements pour la récupération des eaux de pluie et de compostage seront installés. Il créera aussi un environnement visuel novateur. En ce qui concerne la santé des habitants, ils auront la possibilité de se procurer des aliments frais, biologiques, à prix compétitifs, tout en réduisant leur déplacement.

 Le projet de culture des parcelles est unique en son genre. Il mettra de l’avant la permaculture, qui est une technique simple et efficace et ce, dès les premières années. Ainsi, la population pourra se procurer des tomates, des concombres et des piments grâce à une serre de 50 pieds installée sur un terrain au cœur du village. En plus d’une grande variété de légumes, les citoyens pourront acheter des petits fruits qui gagnent à être connus, l’argousier et la camerise.

Au fil des ans, de nouveaux produits s’ajouteront selon les recommandations de l’organisme forestvillois Agriboréal, spécialisé en agriculture. Au total, une dizaine de terrains seront cultivés dans le secteur Sainte-Thérèse-de-Colombier et quelques-uns à Saint-Marc-de-Latour.